Les dimansses à Abidjan

Chez nous les Malinkés (comme dans toutes les cultures), le mariage est un acte sacré et très festif tant pour les concernés que pour les deux familles qui s’unissent. Mariage par amour, par obligation, par tendance… Le plus important dans l’esprit des uns et des autres est que la fête soit chouette. En interne, ce sera à vous de savoir gérer votre cuisine.

Il y a des jours pour la célébration ainsi que des rituels généralement du côté de la mariée (ça se passe ici et la). L’avènement du coupé-décalé par le travaillement* n’a pas vraiment arrangé les choses.
En effet, il faut s’apprêter à distribuer de l’argent. Bon gré, mal gré on vous dira que ça fait partie de la coutume.
L’essentiel c’est de donner.

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Prenez de nouveaux billets, ça fait joli et propre. Surtout si vous donnez un craquant billet de 500 FCFA neuf il aura plus d’importance qu’un affreux billet de 1000 FCFA cramoisi.
Tout va dépendre aussi de la personne (la griotte ou autre) qui prend et du type de mariage.

Contouring forcé avec les moyens de bord et thiouraye dans le boubou, les bonnes dames n’hésitent pas à poser mille et une questions. Surtout si vous êtes comme moi, pas encore mariée.

A part le volet de l’interrogatoire, j’aime bien les mariages. Ils restent pour moi des instants inoubliables de joie et de sourire partagés. Le passage de jeune fille à une femme entière pour son homme et d’un jeune homme à époux, père de famille.

Se prendre pour acquis, fonder une famille…
De nouvelles responsabilités et un regard différent de la société sur vous à partir de ce moment. Les mariés partent, les invités rentrent chez eux. Et seule devant son smartphone à revoir les photos il arrive de se demander : serait-je la prochaine kongnonmousso? *

*travaillement: distribuer de l’argent, beauucoup d’argent
* kongnonmousso: jeune mariée

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9 réflexions sur “Les dimansses à Abidjan

  1. Ce mariage me fait penser à celui auquel j’ai assisté un dimanche au jardin de la Cité Colombe, dans la commune de Cocody, à la frontière avec Abobo, à proximité de la route du Zoo, non loin de l’alocodrome.
    Le moment était festif et vif. La joie éclatait sur toutes les lèvres tant les paroles étaient chaleureuses dans la conversation que les visages débordaient d’amour et de fraternité.
    Les femmes avaient porté leurs bazins riches. Les enfants tout comme les jeunes filles avaient aussi le même genre de tissu brodé pour la plupart aux fils blancs, dorés et autres couleurs. Les hommes avaient accompagné leurs femmes dans le vestimentaire éclatant.
    Tout le monde était kwata. La kongnonmousso ressemblait à une fée à peine sortie de l’eau car elle était reluisante et scintillante de beauté.
    La griotte aimait chanter: « Le dimanche, c’est jour de fête à Bamako ». Mais là nous étions à Abidjan. La chanson pouvait s’appliquer à cette circonstance.
    C’était une bonne occasion de la vie communautaire et de la société. Je voulais moi aussi me marier, ce jour-là de!

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  2. Ca me fait très plaisir de lire ce récit de mariage. La semaine prochaine, une de mes très chères amies se marie. J’ai hâte d’y être!
    Je profite de cet article où l’on voit de magnifiques habits pour me renseigner: pourriez-vous m’indiquer des créations textiles typiques de votre pays que je pourrais réaliser avec des enfants de 7-9 et 10-12 ans? Je leur donnerai des cours durant un an et mon but est de faire le tour du monde en tissu et en fil.
    Merci d’avance!

    Aimé par 1 personne

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